Joueur débutant
Stratégies Générales au Poker
A / Les qualités pour gagner au Poker :
On ne devient pas un bon joueur de poker du jour au lendemain. Cela demande un certain nombre de connaissances et beaucoup d'expérience.
Pour accélérer votre apprentissage, nous avons classé en trois catégories les compétences qu'un joueur doit maîtriser pour gagner régulièrement au poker.
1) La discipline :
La discipline est la qualité la plus importante au poker, car toutes les autres en dépendent.
Vous pouvez être un expert en mathématiques et en psychologie, si vous manquez de discipline et jouez une trop grosse partie, vous pouvez tout perdre en un seul coup même si vous n'avez pas fait d'erreurs.
. Vous devez en toute circonstance garder votre self-control, c'est à dire arrêter de jouer lorsque vous êtes susceptible de commettre des erreurs. Si vous êtes fâtigué, mal à l'aise ou simplement si vous ne parvenez pas à jouer votre meilleur poker, vous devez quitter la partie. Une autre chose à éviter est ce que l'on appelle le "tilt" ( énervement ). Si vous perdez un coup par malchance et que vous sentez la colère monter en vous, vous pourriez perdre votre sang-froid et mal jouer. Vous risquez également de vouloir absolument battre votre adversaire chanceux pour vous venger. C'est une erreur, n'oubliez pas que vous jouez pour gagner de l'argent et non pas pour humilier un autre joueur par orgueil en risquant de tout perdre. Reprenez votre calme et attendez qu'il commette à nouveau une erreur pour le piéger.
. Vous devez également être discipliné en ce qui concerne la gestion financière de votre bankroll ( cagnotte ). Il est important de jouer sur des tables adaptées à votre capitale pour écarter les risques de faillites. Si vous jouer en mode limit, nous vous conseillons de ne pas jouer avec moins de 200 big bets. Si vous êtes un adepte du No-limit ou des tournois, n'investissez pas plus de 5% de votre capital dans une seule partie. Une autre qualité en matière de gestion financière est de ne pas mélanger l'argent réservé au poker avec celui dont vous disposez pour vivre. En les séparant, vous ne risquez pas de finir sous un pont ou de freiner votre progression au poker.
2) Les mathématiques :
La connaissance des mathématiques appliquées au poker est une qualité fondamentale pour prendre les bonnes décisions au cours d'une partie. Vous devez connaître les côtes et les probabilités afin de savoir si vous devez suivre ou vous coucher.
Cela demande un peu de temps et de mémoire mais dans l'ensemble, il est assez facile de les apprendre.
. Il faut que vous connaissiez les probabilités d'amélioration de votre main. Il est nécessaire de savoir par exemple que la probabilité de compléter un tirage couleur au flop avec la turn est d'environ 15%.
. Pour cela, il vous faut connaître vos "outs", c'est à dire le nombre de cartes qui améliorent votre main et vous permettent de battre vos adversaires. Si vous voulez savoir votre probabilité de toucher un de vos "outs" entre le flop et la river, et ce sans utiliser de calculatrice, il existe une astuce très simple. Compter le nombre de vos outs et multipliez le par 4. Vous obetenez la probabilité en pourcentage.
. Je vous conseille également de calculer les côtes du pot, pour être capable de mettre en relation vos chances de gains avec l'argent à investir et l'argent à gagner. Vous pourrez ainsi savoir si une action vous sera profitable ou non à long terme.
3) La psychologie :
La psychologie au poker joue un rôle au moins aussi important que les mathématiques.
Calculer ne suffit pas pour gagner, vous devez également savoir analyser vos adversaires et adapter votre jeu en fonction des autres joueurs.
. Une qualité indéniable au poker est de savoir exploiter les faiblesses de ses adversaires. Repérez leur style de jeu, jouent-ils de manière serrée ou lâche ? Sont-ils plutôt agressifs ou passifs ? Se couchent-ils facilement ou vont-ils toujours jusqu'au showdown ? Si vous avez remarqué un adversaire faible, n'hésitez pas à le bluffer. Si au contraire vous tombez sur un joueur qui call avec n'importe quoi, relancez le aggressivement avec vos bonnes main pour lui prendre un maximum d'argent.
. Tentez de deviner quelle main possède votre adversaire. Analysez la texture de la board, ses betting-patern ( façons de miser ) et utilisez les informations que vous avez recueillies auparavant pour vous mettre à sa place et vous représenter ce qu'il peut bien avoir en main. N'oubliez pas que votre adversaire aussi réfléchit, et vous devez prendre en compte cela pour savoir si celui-ci est en train de vous piéger.
. Adaptez le rythme de vos relances selon que vos adversaires soient serrés ou lâches mais aussi selon l'image que vous véhiculez à la table. Si vous avez joué tight jusqu'ici, les chances de réussites de vos bluffs seront à la hausse et inversement. Variez également votre style de jeu afin de brouiller vos adversaires et les induire en erreurs.
B / Les mains de départ :
Il est possible de classer les mains de départ du Texas Hold'em en fonction de leur valeur.
Nous prendrons ici la classification en 8 groupes de David Sklansky, le groupe 1 étant le plus fort. Cependant, cette classification n'est pas rigide, et il faudra tenir compte des circonstances dans lesquelles vous jouez la main.
En effet, si vous êtes placé en bonne position ou si vous jouez contre un pigeon, une main "moyenne" peut être considérée comme "forte".
1) Le classement des mains :
Sklansky classe les mains de départ du Texas Hold'em en huit groupes. En mémorisant ce tableau, vous serez en mesure de comparer la force entre plusieurs mains de départ.
Groupe 1 : AA, KK, QQ, JJ, AKs ( s = suited = de même couleur )
Groupe 2 : TT, AQs, AJs, KQs, AK
Groupe 3 : 99, JTs, QJs, KJs, ATs, AQ
Groupe 4 : T9s, KQ, 88, QTs, 98s, J9s, AJ, KTs
Groupe 5 : 77, 87s, Q9s, T8s, KJ, QJ, JT, 76s, 97s, Axs ( x = carte de petite valeur ), 65s
Groupe 6 : 66, AT, 55, 86s, KT, QT, 54s, K9s, J8s, 75s
Groupe 7 : 44, J9, 64s, T9, 53s, 33, 98, 43s, 22, Kxs, T7s, Q8s
Groupe 8 : 87, A9, Q9, 76, 42s, 32s, 96s, 85s, J8, J7s, 65, 54, 74s, K9, T8
On remarque que la force d'une main dépend de trois grandes propriétés :
. La hauteur des cartes : cela s'explique simplement. Imaginez que vous ayiez en main deux cartes supérieures à celles de votre adversaire. Vous avez Roi et 8 et lui 7 et 4. Si le flop vous offre à chacun une paire ( flop du type K - 7 - 2 par exemple ), vous avez le jeu le plus fort. Si le flop ne vous offre rien à tous les deux ( As - 6 - 2 par exemple ), vous avez également la main supérieure.
. La couleur identique : on remarque également dans cette classification, que pour deux mains avec des cartes similaires ( As et T par exemple ), la main est plus forte si la couleur des deux cartes est identique. Cet écart peut être relativement désuet ( un seul groupe d'écart entre AKs et AK ) ou ressembler à un véritable fossé ( trois groupes d'écart entre ATs et AT ). Pourquoi ? Parcequ'une main de couleur assortie offre une possibilité intéressante de compléter un tirage.
. La proximité des cartes : plus deux cartes ont un rang proche et plus leur valeur augmente. On remarquera que les connecteurs ( deux cartes qui se suivent comme 8 et 9 par exemple ) sont classées dans la même catégorie que Kxs. Les connecteurs offrent la possibilité la plus grande de réaliser une suite. Les brêches ( deux cartes qui peuvent être connectée avec une troisième, comme J et 9 par exemple ) ne sont pas non plus à négliger bien qu'offrant un peu moins de possibilités.
2) Les mains de départ jouables en early position ( dans les premiers à parler ) :
Au poker, le joueur qui parle en dernier a un avantage considérable car il prend sa décision après avoir vu les autres joueurs prendre la leur.
Pour cette raison, certaines mains ne seront jouables que lorsque l'on dispose de cet avantage.
Voici un aperçu des mains jouable lorsque vous êtes mal placé, c'est à dire dans les premiers à parler :
. Dans une partie où les joueurs sont ni trop serrés, ni trop agressifs, Sklansky conseille de jouer les main des 4 premiers groupes.
. Si vous adversaires jouent un grand nombre de mains sans être trop agressifs, vous pouvez ajouter les mains de départ du groupe 5.
. Contre des joueurs serrés, concentrez vous seulement sur les mains des trois premiers groupes.
3) Les mains de départ jouables en position médiane :
La position médiane regroupe les places quatre, cinq et six dans une tables réunissant neuf ou dix joueurs.
Dans cette position, votre désavantage est réduit et vous pouvez élargir votre jeu :
. Si le pot n'est pas relancé, vous pouvez entrer dans la partie avec n'importe quelle main des 5 premiers groupes.
. Si vos adversaires jouent un grand nombre de mains, vous pouvez ajouter les mains de départ du groupe 6.
4) Les mains de départ jouable en late position ( dans les derniers à parler ) :
Mike Caro, théoricien du poker a fait le constat que lors d'une partie, l'argent circulait dans le sens des aiguilles d'un montre avec pour point d'arrivée le donneur. Lorsque vous êtes placé au bouton ( dernier de parole ) ou juste avant, voire même deux places avant, vous bénéficiez d'un avantage considérable sur vos adversaires.
Vous les voyez agir avant de prendre votre propre décision. Vous pouvez ainsi repérer leurs faiblesse et les piéger plus facilement.
De ce fait, vous pouvez jouez un plus grand nombre de mains de départ :
. Dans une partie classique, vous pouvez jouer des mains jusqu'au groupe 7, voire 8 si vos adversaires jouent serré et que vous pouvez les bluffer facilement.
C / La position :
La position au poker est une notion importante que le débutant doit apprendre rapidement.
Dans une partie de poker, vous êtes en "bonne position" lorsque vous parlez dans les derniers, c'est à dire lorsque vous êtes proche du "bouton".
La position lors d'un tour d'enchère est tellement importante que la force de votre main en dépend. Ainsi, certaines mains qui méritent une relance en fin de paroles ne sont même pas jouables en début de parole.
L'avantage que vous donne une bonne position est d'abord informative. Si vous parlez en dernier, vous avez des indications sur le jeu des adversaires. Vous savez combien de joueurs sont entrés dans le coup et combien ont relancé. Vous pouvez donc vous faire une idée précise des côtes du pot avant de prendre votre décision. Lorsque vous parlez en premier, vous ne connaissez pas le nombre de joueurs qui seront présent, ni si le pot sera relancé. Ainsi, des mains trop faibles pour suivre une relance, comme les connecteurs 9 et 10, seront à éviter en early position.
Un autre avantage à parler en dernier est que vous incitez vos adversaires à slowplayer et donc à vous donner des cartes gratuites.
Imaginez que vous ayez As et 2 de coeur. Vous êtes au bouton et tout le monde s'est couché. Vous décidez de relancer et le Big Blind vous call. Le flop est le suivant : K 8 3 avec deux coeurs. Le joueur au big blind check, pensant que vous allez relancer car vous l'avez fait préflop. Mais vous checkez et voyez gratuitement le turn, qui est un 4 de coeur et vous offre la couleur max. Votre adversaire mise, vous le relancez et il annonce tapis. Vous le payez, il montre KK, une très forte main puisque son brelan de roi était la main maximale au flop. Vous récupérez donc son tapis facilement.
Stratégies en Tournoi de Poker
Voici quelques règles que vous pourrez expérimenter dans les tournois de poker à effectif réduit pour améliorer vos résultats.
L'intérêt particulier des joueurs de poker pour les sit and go peut se résumer au fait que la maîtrise de seulement quelques concepts peut faire exploser leur bankroll.
Nous vous encourageons à découvrir et expérimenter ces concepts pour augmenter vos profits.
1) Ne pas "gambler" trop tôt :
En début de partie, lorsque les stakes sont à peu près identiques entre tous les joueurs, aller à tapis avec un léger avantage est une erreur.
En effet, si vous perdez votre tapis, vous perdez votre buy-in, si vous gagnez et donc doublez votre stake, vous n'avez pas pour autant gagné gagné la partie ni d'argent !
Imaginez que vous possédiez une paire telle que Valet-Valet. Vous relancez et un joueur plutôt serré va "all in". Vous êtes à peu près sûr grâce à votre intuition qu'il possède As-Roi. Certes, vous êtes favori, mais seulement à 57% contre 43%, et le jeu n'en vaut pas la chandelle à ce stade.
Si vous étiez dans une partie de type "cash-game", caller serait la bonne solution. Vous seriez favori, vous doubleriez votre argent en cas de victoire, et le perdriez en cas de défaite. Ce n'est pas le cas en sit and go où gagner le coup ne vous donnerait pas la certitude de remporter de l'argent.
Cette situation se rencontre également lorsque vous avez la top pair au flop mais pas le meilleur kicker : la situation est trop risquée pour y engager l'intégralité de son tapis, et donc son buy-in.
2) 2eme règle :
Voir un grand nombre de flop avec des mains marginales avant que les blindes ne montent, surtout lorsque vous avez la position.
Entrer dans des coups non relancés pour un montant dérisoire et avec une main marginale est une arme trop peu exploitée par les joueurs. Certes, en cash-game, voir le flop avec des mains telles que Q4 assortis ou As Huit dépareillé se révèle économiquement perdant à la longue, mais lors d'un sit and go, ce genre de main peut vous donner une option sur la victoire à moindre coût.
Vous avez en effet de grandes côtes implicites et pouvez quitter le coup sans regret si le flop s'avère mauvais.
Imaginons que vous suiviez préflop avec 53o pour 20$ en début de sng ( votre stake est de 1500 ). Le flop arrive : 7 5 3 de couleurs différentes. Votre adversaire relance, vous le sur-relancez, il va à tapis. Vous payez évidemment, il montre 77 et vous doublez votre stake. Pour un investissement de 20$, vous avez réussi à augmenter de manière conséquente votre stake.
3) Jouer agressif pendant le "milieu" du tournoi :
Plus le tournoi progresse, et plus les blindes deviennent conséquentes. Je suppose que je ne vous apprend rien en disant cela, mais avez-vous remarqué qu'entre le début et la fin du tournoi, la plupart des joueurs resserrent leur jeu et laisse partir leurs blindes sans trop de résistance.
C'est le moment pour vous de jouer agressivement et de faire grossir votre stake. Si vous commencez trop tôt dans la partie, les joueurs qui auront remarqué votre agressivité auront tendance à payer certaines de vos relances avec des jeux piégeur, car le prix d'une à payer reste raisonnable.
Si vous attendez trop pour voler les blindes, les stakes seront petits par rapport aux blindes et vos adversaires seront obligés de jouer moins serré : vous aurez + de mal à les voler, et eux n'hésiteront pas à le faire en montrant leur tapis !
Stratégies pour Cash Games en Poker
Le Short Stack :
Jouer short stack au poker signifie jouer avec beaucoup moins de jetons que ses adversaires.
J'entend par "beaucoup moins" au moins trois fois moins de jetons que les joueurs les plus fournis.
Si vous jouez à une table 0,1/0,2$ en no limit, la cave maximal est de 20$. Si la plupart des autres joueurs sont cavés à 20$, vous êtes short stack à partir de 7$ ou moins.
Jouer short-stack est intéressant pour le joueur de poker débutant qui doit apprendre les bases car il permet de simplifier le jeu.
Il est également profitable de jouer avec un petit tapis lorsque l'on monte de limite, histoire de jouer plus confortablement et de s'habituer aux joueurs du cran supérieur.
Si jouer short stack ne vous permet pas de profiter de toutes les subtilités du poker, cela présente plusieurs avantages :
• Le jeu devient moins complexe : les côtes sont plus faciles à calculer, et vous n'aurez biens ouvent pas à manipuler les côtes implicites ( votre tapis étant trop petit pour en offrir). Ainsi, la partie est simplifiée et permet au débutant de se concentrer sur les bases essentielles du jeu : position, mains de départ, côtes explicites...
• Vos adversaires deep-stackés ( le contraire de short-stackés ) ont tendance à jouer plus large contre les petits tapis. Lorsque vous jouez un coup, vous serez plus souvent confrontés à des mains moins bonnes que d'habitudes.
• Quand vous misez votre tapis et que plusieurs joueurs vous payent, s'il reste des tours d'enchères, vos adversaires avec un plus gros tapis peuvent encore miser et éliminer d'autres joueurs encore dans le coup, sans que cela ne vous coûte rien.
Comment jouer son short stack en cash-game ? :
Etant donné qu'une partie importante de vos jetons sera misée dans les premiers tours d'enchère, vous devez vous concentrer sur les meilleures mains de départ et abandonner l'idée de bluffer.
Dans ce sens, David Sklansky affirme que jouer les "premium hands", ( c'est à dire les paires servies AA --> 77 + AK et AQ ) suffit à battre "n'importe quelle partie de no-limit hold'em si votre stack ne dépasse pas 20BB ( cave maximale de 100BB )"
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Joueur initié
Stratégies Générales au Poker
A / Construire son image :
Se forger une image à une table de poker est une stratégie intéressante pour dominer ses adversaires. Vous pouvez en effet comprendre plus aisément comment vos adversaires jouent contre vous si vous savez de quelle nature est l'image que vous leur renvoyez.
Une bonne stratégie pour le joueur de poker débutant/initié est de cultiver une image serrée. Vos relances seront respectées et vous pourrez en profiter pour bluffer plus aux moments importants.
Une image de joueur de poker serré est particulièrement importante en fin de tournoi, quand le vol de blindes devient indispensable à la survie de votre stake. Elle est également très puissante associée à une bonne position, lorsque vous sur-relancez un adversaire qui ne prendra pas le risque de vous suivre sans une très forte main.
A l'inverse, se construire une image de "chien fou" du poker, c'est à dire de joueur loose-agressif, n'est pas sans avantage. Si vos bluffs ont peu de chances de réussite, vous risquez fort de rentabiliser vos bonnes mains. Les adversaires auront tendance à suivre plus facilement vos relances, pensant que vous misez avec des mains faibles. Vous n'aurez qu'à vous contenter de faire grossir le pot en relançant avec vos mains fortes et ramasser la monnaie.
Une image de joueur de poker loose agressif est intéressante au début d'un tournoi ou d'un sit and go. A ce stade de la partie, les joueurs n'ont pas d'informations sur vous, profitez de la petitesse des blindes pour montrer ( à moindre coût ) une image gambler qui restera gravée dans leur esprit pour le reste de la partie. Cela vous servira plus tard dans les niveaux avancés pour remporter de gros pots.
B / Le continuation bet :
Le continuation bet, ou mise de continuation, est un coup très important au poker.
Il consiste à conserver l'initiative en misant après le flop quand on a relancé preflop, que l'on ait amélioré sa main ou non.
Or, tout le monde sait que "l'attaquant", celui qui prend l'initiative en jouant un jeu aggressif, s'en sort largement gagnant sur le long terme. La passivité est à proscrire la plupart du temps au poker (même si slowplayer sa main peut présenter parfois des avantages).
Etudions un cas de continuation bet :
Table de 6 joueurs.
Vous êtes en position cut-off (à la droite du bouton, en late position donc), personne n'est encore entré dans le coup et vous décidez de faire un bet (une ouverture) de 4$ sur des blinds de 0.5/1$ avec AJ (As Valet). Une attaque standard donc. Vous êtes perçu à la table comme un adversaire sérieux et assez tight (serré). Le sb (small blind) passe, le bb (big blind) vous suit en rajoutant 3$ à sa blind.
Le pot est donc de 4$ + 4$ + 0.5$ (sb) = 8,50$
Le flop tombe : K 3 7 tricolore
Le bb check.
Vous n'avez absolument rien touché au flop mais il est probable que votre adversaire n'ait rien touché non plus. Vous décidez donc de better une nouvelle fois pour représenter un K ou bien une pp (pocket pair). Vous mettez 6$ (mise proche de 3/4 du pot).
Votre adversaire réfléchit et jette sa main. Il dit avoir couché AQ (As Dame). Une main meilleure que la vôtre donc!
Le continuation bet a bien fonctionné, vous avez su garder l'initiative que vous aviez pris preflop, ce qui vous a permis de représenter une main meilleure qu'elle ne l'était. Vous venez de gagner un coup facilement et sans grande prise de risque avec juste A high!
Quelques précautions :
Il est à noté tout de même que le continuation bet est plus facile à placer quand vous avez la position sur votre adversaire (d'où l'importance de relancer avec la position preflop). Mais il fonctionnera également assez souvent quand vous parlerez en premier (même si la prise de risque est plus importante car, votre adversaire parlant après vous, vous ne connaissez pas encore ses intentions).
On peut noté également que plus le nombre d'adversaires à rentrer dans le coup est important, plus le continuation bet est risqué si vous n'avez rien touché. Il devient même suicidaire d'effectuer un continuation bet en bluff contre plus de 2 adversaires.
Enfin, même si vous vous faites "attraper" sur un continuation bet manqué, sachez que vous serez gagnant sur le long terme en effectuant cette manoeuvre. Un adversaire qui aura compris votre stratagème sera tenté de payer vos prochains continuation bets (que vous ayez amélioré ou non) voire de vous relancer quand vous aurez touché un monstre.
Finalement, votre mise au flop après avoir pris le lead preflop ne donnera aucune information sur votre main. Vous pouvez ne rien avoir ou bien avoir une très bonne main. Vos adversaires auront du mal à vous lire et seront susceptibles de commettre des erreurs.
En conclusion :
Ainsi, même s'il ne doit pas se faire systématiquement (je dirais d'effectuer ce move en moyenne 3 fois sur 4, et en tenant compte des adversaires qui vous sont confrontés : on ne bluff pas une calling station par exemple...), le continuation bet est une arme redoutable et efficace qui vous permet souvent de remporter un pot facilement et/ou de prendre des informations sur vos adversaires.
Cependant, une autre manoeuvre permet de contrer ce move. C'est ce qu'on appelle le floating.
C / Le floating :
Le principe du floating (signifiant flottement) est de contrer un joueur usant et abusant du continuation bet, en suivant sa mise au flop pour avoir une information à moindre coup au turn.
Prenons un exemple :
Table de 6 joueurs en NL 100$ (blinds : 0.50$/1$). Je suis en position de dealer (au bouton) j'ai Th9h (10 et 9 de coeur).
Le joueur situé juste à ma droite (au cut-off) fait une ouverture standard de 4$ (4bb). C'est un joueur assez sérieu et aggressif que je vois sur une bonne main (pp, AX, KQ).
Je décide de suivre avec ma main à potentiel. Small blind (sb) et big blind (bb) passent.
Pot : 0,5$ (sb) + 1$ (bb) + 4$ + 4$ = 9,50$
Le flop tombe : 2 6 8 rainbow (multicolore)
Mon adversaire s'empresse de miser 6$.
Je sais que la plupart du temps, il n'aura rien touché sur un tel flop (ce qui aurait été sans doute différent sur un flop A K 9 par ex...). Je sais également que c'est un joueur aggressif qui possède le continuation bet dans sa panoplie.
Il essaie ici de représenter une pp (pocket pair) ou même mieux, une overpair (pp9 --> ppA) peut-être qu'il a une telle main.... Les probabilités pour qu'il ait brelan sont plus minces selon moi, je pense que dans ce cas, il aurait slowplayé une main si forte sur un flop si "safe". Mais je ne suis encore sûr de rien...
En résumé, il y a de grande chance qu'il fasse un continuation bet en bluff mais ce n'est pas une certitude absolue. Et je n'ai qu'un vague tirage quinte par le ventre. Je décide cependant de ne pas abandonner le coup, je ne me ferai pas marcher sur les pieds.
Plutôt que de relancer immédiatement pour prendre de l'information (ce qui me coûterait assez cher dans le cas où il me surrelance ou même me suive), je décide de juste caller (suivre) pour voir comment il joue le turn.
Le fait que je me contente de suivre peut être considéré comme une grande force par mon adversaire. Je peux avoir embusqué une bonne main (brelan, overpair, deux paires avec 6 et 8 sont des mains que je peux très bien avoir),ce qui rendra sa décision difficile au turn.
Pot : 9,50$ + 6$ + 6$ = 21,50$
Turn : 5
Mon adversaire hésite un moment (ou fait mine d'hésiter) et check.
Voilà!! J'ai eu mon information. Son check me conforte dans l'idée qu'il n'a rien. Son semblant d'hésitation ne joue également pas en sa faveur : je considère cela, le plus souvent, comme un aveu de faiblesse.
Je prends mon temps et mise 15$. Mon adversaire ne s'obstine pas plus longtemps et jette sa main en montrant son bel AK. Il me voyais certainement sur brelan ou même quinte (avec 79 par exemple), je ne lui montrerai pas mon T9.
J'ai donc remporté un pot de + de 20$ sans rien en main et en prenant un minimum de risque. Je me suis contenté d'analyser le coup et d'agir en conséquence. Mon "floating" a parfaitement fonctionné.
Il est à noté que le "floating" est difficilement applicable oop (out of position ou bien hors position en bon vieux français).
Le risque est en effet bien plus important : cela implique que je check le flop en premier de parole. Mon adversaire effectue son continuation bet, je me contente de suivre.
Le turn ne m'aidant pas, que dois-je faire? Je n'ai encore aucune info sur mon adversaire car il parle après moi. Si je check, je prends le risque qu'il continue à attaquer le coup. Il peut également checké, ce qui est une faiblesse mais il s'offre ainsi la possibilité de voir la river gratuitement...
C'est la raison pour laquelle le check-raise ou bien la mise "into the raiser" (avant qu'il ne fasse son bet) est plus profitable pour contrer un continuation bet quand on est oop.
Evidemment, il est primordial au poker de mixer son jeu. C'est pourquoi il convient de ne pas effectuer un floating systématiquement (cela dépend également de l'image que l'on a à la table, des caractéristiques de l'adversaire, de la texture du flop...). En outre, vous pouvez de temps en temps faire du floating quand vous n'avez rien en main, mais également quand vous touchez un monstre. Vous verrez que vos adversaires seront totalement désorientés par votre style.
D / Les betting patterns :
Repérer les betting patterns au poker consiste à remarquer les attitudes caractéristiques des joueurs en fonction de leur main au cours d'une partie. Par exemple, ont-ils pour habitude de relancer fortement avec un monstre ( KK ) ou simplement de limper ? Relancent-ils systématiquement leurs tirages ? Comment réagissent-ils face à une sur-relance ? Autant de questions qui vous permettront de lire les mains des autres joueurs, d'adapter votre jeu en circonstance et de piéger vos adversaires. Dans chacun des coups où il participe, le joueur de poker dévoile une multitudes de betting patterns, votre cerveau n'ayant pas la capacité de mémorisation de Big Blue, sélectionner les informations est indispensable.
Voici quelques conseils pour une observation optimale : Sélectionner les joueurs à observer
La plupart des parties de poker se jouant à 10 ( à l'exception de certaines parties de cash-game short handed ), il est conseillé, dans un soucis d'efficacité, de focaliser votre attention sur quelques joueurs seulement.
• les joueurs qui vous entourent : ce sont eux qui sont le plus influents sur votre stake. Les 2 joueurs directement à votre gauche parlent juste après vous, ils sont donc très souvent en position avantageuse sur vous. Imaginez que vous ayiez relancé préflop avec AK, et que le flop est Q T 2. Quelle sera sa réaction si vous relancez au flop ? Pourrez vous le bluffer avec un continuation bet ? Pour avoir une idée sur l'issue de votre relance, vous devez l'avoir observé auparavant : a-t-il l'habitude de toujours caller au flop ? Risque-t-il de sur-relancer avec un tirage ? En connaissant les betting patterns, vous pouvez anticiper sa réaction et jouer le coup de manière profitable. Observez également le joueur parlant juste avant vous. Vous avez l'avantage de la position sur lui. Si vous avez remarqué par exemple qu'il use du continuation bet, vous pourrez le contrer avec le floating.
• les joueurs atypiques : repérez également les betting patterns des joueurs les plus excentriques à la table. J'entend par là ceux qui sont plus agressifs ou qui callent plus souvent que la moyenne. En effet, un joueur sur-agressif ou une calling-station est en général un bon "client" : tous deux participent à un grand nombre de pots, et vous avez de fortes chances de vous retrouver face à eux.
Les betting-patterns de base à observer :
Si les betting patterns adverses sont plus facilement mémorisables lorsqu'on participe au coup, il est plus intéressant d'y prêter attention en tant que spectateur du coup. D'abord parceque le nombre de coup auxquels on ne participe pas est plus grand, mais aussi parceque l'on a un regard plus "objectif" lorsque l'on est pas directement impliqué (la mauvaise foi peut influer sur votre jugement lorsque vous avez commis une erreur par exemple).
Voici quelques pistes pour observer les betting patterns :
• Le nombre de mains jouées : en comptant le nombre de mains jouées par vos adversaires, vous vous faîtes une idée de la force moyenne de leurs mains de départs. Si un joueur participe à 3 ou 4 pots en un seul tour, il s'agit probablement d'un joueur agressif, voire très agressif ou bien d'une calling station. Si il participe à plus de 4 pots par tour, ce n'est plus de l'agressivité, c'est un distributeur de jetons. Si un joueur participe un moyenne à 2 pots par tour de table, il peut être qualifié de conservateur.
• Les mains dévoilées : elles sont une véritable mine d'or d'informations. Non seulement vous connaissez les cartes avec lesquelles votre adversaire a joué, mais vous pouvez en plus analyser ses mises, relances et call en fonction du déroulement du coup. Ont-ils slowplayé leur main ? A quel moment ? Comment joue-t-il au flop avec ce type de main ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses au showdown.
• Préfèrent-ils relancer ou caller ? Certains joueurs n'entreront dans un coup qu'après avoir relancé, d'autre préfèrerent caller et relancent très peu, même lorsqu'ils devraient protéger leur main d'eventuels tirages. Ainsi, les joueurs qui ne relancent que très peu sont moins inquiétants, surtout si ils sont placés derrière vous : vous pouvez caller une mise adverse sachant qu'il y a peu de chances que l'on relance derrière vous.
• La réactivité à l'agression : comment réagit votre adversaire, lorsque celui-ci a relancé et que vous le sur-relancez ? Est-il effrayé ou charge-t-il encore plus fort ? En ayant cette information, vous serez en mesure d'intimider les joueurs les plus faibles pour les bluffer, et vous pourrez exciter les plus vaillants d'entre eux, ce qui les incitera à vous sur-relancer sur vos bonnes mains.
Relever les betting patterns nécessite de la concentration est peut paraître fastidieux. Mais avec un peu d'exercices, vous les relèverez de plus en plus systématiquement, sans vraiment dépenser d'énergie. Il faut y mettre un peu de volonté et, à terme, vous parviendrez de plus en plus à vous placer dans la tête de votre adversaire et à penser comme lui.
Les betting patterns sont essentiels pour comprendre la façon de jouer d'un adversaire, de même que la lecture des mains adversaires.
Stratégies en Tournoi de Poker
A / Le M de Magriel :
Le M est un principe essentiel du poker de tournoi, principalement lorsque les blindes commencent à grossir. La théorie du M offre un indice mathématique au joueur pour choisir ses actions en fonction de son propre stack, de celui de ses adversaires et des blindes. Ce concept, élaboré par un professeur de mathématiques joueur de poker ( Paul Magriel ) a été approfondi par le champion du monde Dan Harrington dans son fameux "Harrington on Hold'em volume 2".
Le M vous indique combien de tour vous pouvez encore jouer avant que votre stack ne soit totalement fondu ( dans le cas où vous n'entreriez dans aucun pot ).
Calculer le M :
Pour calculer votre M, vous devez diviser votre stack par le total des blindes et antes.
Si par exemple votre tapis est de 2 000 jetons, les blindes sont à 100/200 et le total des antes ) 125, votre M est de 2000 / ( 100 + 200 + 125 ) = 4,7. Si vous ne faîtes rien, votre stack sera dilapidé en blindes avant 5 tours.
Jouer en fonction du M :
En fonction de votre M, vous devez moduler votre façon de jouer. La règle générale est que plus votre M est bas, plus vous devez jouer agressivement. Harrington ajoute à cela que votre agressivité devra être sélective, tant dans le choix des mains à jouer que dans le choix des adversaires à attaquer.
Pour être plus précis sur la façon de jouer en fonction de votre M, Harrington a découpé le champ de jeu en 5 zones.
Attention, ici, il faut prendre en compte la taille totale du pot, c'est à dire inclure en plus des blindes et antes mais aussi les mises et relances des autres joueurs.
• La zone verte : votre stack est supérieur 20 fois la taille du pot. Cette zone est la plus confortable. Vous pouvez jouer n'importe quel style de jeu, conservateur, agressif, super-agressif. Vous êtes en mesure de relancer et sur-relancer sans que cela ne vous place dans une situation critique en cas d'échec. Tous les moves vous sont permis.
• La zone jaune : votre stack est entre 10 et 20 fois la taille du pot. Lorsque vous atteignez la zone jaune, vous ne pouvez plus vous permettre de jouer conservateur. Vous devez élargir votre jeu en jouant des mains plus faibles et les jouer agressivement. Les petites paires servies deviennent moins intéressantes à jouer.
• La zone orange : votre stack est entre 6 et 10 fois la taille du pot. Dans cette zone, vous perdez la possibilité de tous les moves nécessitant un tapis conséquent. Vous devez jouer encore plus agressivement mais aussi faire attention lorsque vous volez les blindes. Si un joueur a déja callé avant vous, ou si plusieurs parlent derriere vous, faire all-in pour voler les blinde pourrait ne pas suffire à leur couper les côte, et ils auraient raison de vous payer avec pas grand chose.
• La zone rouge : votre stack est entre 0 et 5 fois la taille du pot. Dans la zone rouge, la situation est critique. Vous ne pouvez plus miser que l'intégralité de votre tapis. Si vous misez moins, vous investissez une trop grosse partie de votre stack et ne pourrez plus vous coucher. Lorsque votre M descend au dessous de 3, vous serez payé la plupart du temps, car les côtes offertes à vos adversaires sont intéressantes.
• La zone morte : votre stack est inférieur à la taille du pot. A ce stade, vous n'avez plus aucune chance de ne pas être suivie. Vous ne devez jamais arriver à ce stade, sauf en cas d'accident. La seule chose à faire est soit d'attendre une main avec un as ou une tête, soit de venir avec n'importe quelle main dans un pot multiway et prier pour tripler voire quadrupler votre tapis.
B / Jouer la bulle :
La bulle ( la place juste avant les places payées ) en sit and go ne se joue pas de la même manière que lors d'un tournoi multi-table.
En effet, contrairement aux tournois multi-table, la plus basse place payée offre une somme intéressante. La structure standard d'un sit and go à 10 joueurs est la suivante : 50% pour le premier, 30% pour le deuxieme et 20% pour le troisième. Dès lors, le joueur qui termine à l'entrée des places payées ( 3e ) remporte 40% de ce que gagnera le premier. La différence est relativement faible par rapport à celle que l'on rencontre dans les tournois multi-table.
Pour cette raison, la stratégie optimale à employer à la bulle en sit and go est donc un style de jeu conservateur. Une autre justification est que lors d'un sit and go, contrairement à un tournoi multi-table, vous investissez moins de temps pour atteindre les places payées et remportez une part plus grande du prizepool.
Stratégies pour Cash Games au Poker
A / La bankroll :
La gestion de sa bankroll pour un joueur de cash-game est primordiale car les variations peuvent être particulièrement importantes : vous pouvez perdre plus que vous ne pensiez.
En effet, les parties de cash-game, surtout en no-limit, utilisent énormément les côtes implicites. Vous êtes à juste titre tenté de caller un grand nombre de relances avec n'importe quelle paire servie ou n'importe quel Ax assortis car vous savez que si vous touchez votre brelan ou votre couleur, vous avez de grandes chances de prendre le tapis de votre adversaires. Si votre bankroll est trop juste, suivre ce genre de relance peut vous amener à la faillite car les probabilités pour améliorer ce type de main reste assez faible.
Dès lors, une certaine limite de bankroll est nécessaire avant de s'asseoir à une partie de cash-game. Si vous voulez être à l'aise et pouvoir jouer "confortablement", votre bankroll doit être au moins égale à 20 fois la cave avec laquelle vous jouez. Ainsi, suivre un all-in où vous êtes favori à 60% contre 40% ( KT contre 9Q par exemple ) ou suivre une relance importante avec les côtes dans un pot multiway ( avec un tirage couleur max par exemple lorsque trois joueurs qui ont suivi le tapis d'un quatrième larron ) ne risque pas de vous mettre en faillite lorsque vous avez joué "dans les côtes" et que le sort a voulu que vous perdiez. Il faut que votre bankroll de cash-game puisse aspirer les fluctuations dues à la volatilité du jeu. Pour les joueurs de Limit, et parce que les mauvaises sessions peuvent être longues et injustes, 300 Big Blindes sont conseillées.
Un autre avantage de jouer avec une bankroll conséquente et que vous jouerez votre meilleur poker. Vous jouez mieux lorsque vous ne misez pas votre slip car vous gardez les idées claires ainsi que votre sang-froid. Les risques de partir "en tilt" ou en déprime sont diminués et les dérapages mieux contrôlables.
B / Jouer LES AS assortis :
On appelle Ax assortis ou Axs une main de départ composée d'un as avec une petite carte ( inférieure à 10 ) de la même couleur. Cette main possède deux caractéristiques : la force de l'as et la possibilité de tirer une couleur max.
Les Axs se jouent à merveille dans les parties loose passives où il y a peu de relances préflop et ou beaucoup de joueurs sont réunis pour voir le flop.
La force principale d'un Axs provient de sa capacité à faire une couleur max. Lorsque vous touchez votre couleur, vous avez bien souvent les nuts ( la meilleure main possible ), et dans le cas ou beaucoup d'adversaires sont encore en jeu, vous avez de bonnes chances de rentabiliser le coup si l'un deux a un brelan ou mieux : une couleur aussi.
Le kicker, même s'il est secondaire, n'est tout de même pas à négliger. En effet, dans l'ensemble des cas ou vous aurez A9 et A2, vous gagnerez plus souvent avec une paire de 9 qu'avec une paire de 2.
Lorsque la partie est passive, si le pot a peu de chance d'être relancé préflop, vous pouvez les jouer depuis n'importe qu'elle position, en limpant ( c'est à dire en callant juste le Big Blind ). En late position, c'est à dire au bouton ou au cut-off ( juste avant le bouton ), et si personne n'a suivi jusqu'ici, vous avez probablement la main la plus forte et vous aurez raison de relancer.
Par contre, je vous déconseille fortement de caller une relance avec Axs, il y a trop de risques que vous tombiez face à un adversaire qui ait une paire servie supérieure à x, ce qui vous placerait en position de gros outsider. Pire encore, vous pourriez vous retrouver face à un As avec un plus gros kicker, et si un as tombe au flop, vous risqueriez d'aller loin dans le coup et de perdre beaucoup.
Face à une relance, ne callez que si beaucoup d'autres joueurs l'ont déjà fait et ne jouez que pour la couleur : le pot est assez gros pour vous donner de bonne côte explicites et implicites.
Joueur confirmé
Stratégies Générales au Poker
A / Le slowplay :
Le slowplay consiste à jouer faiblement une main pour tromper les adversaires afin de leur sous-tirer plus de jetons lors des mises suivantes. Le débutants ont la fâcheuse tendance à slowplayer trop de mains, ils ne parviennent pas à évaluer le danger d'un slowplay et considèrent qu'ils sont victimes de bad-beats quand par exemple leur adversaire gagne avec une couleur au turn après avoir checké le flop.
Il faut respecter certaines règles pour slowplayer correctement et sans dangers :
1. Avoir une très forte main.
2. Relancer ferait fuire tout le monde, et checker vous offrirait la possibilité de remporter un pot plus gros.
3. La carte gratuite que vous donnerez en checkant a de fortes chances donner à votre adversaire la seconde meilleure main.
4. Cette carte gratuite a peu de chance de donner la meilleure main à vos adversaire, par exemple en compétant son tirage quinte ou couleur.
5. Le pot ne doit pas déjà être gros.
Exemple d'un bon cas pour Slow-player :
Vous avez QQ en main, et le flop est le suivant :
Q de coeur, 7 de pic, 2 de trefle.
Vous avez le brelan max. Si vous relancez, vous avez peu de chance d'être suivi et vous ne rentabiliserez que faiblement votre forte main.
Or, si vous checkez et que la turn est un Roi de coeur, vous avez toutes les chances de créer de l'action et de rentabiliser votre brelan :
• Un adversaire peut très bien avoir touché la deuxième meilleure main, avec As Roi par exemple.
• Un adversaire peut maintenant avoir un tirage couleur ou un tirage quinte, et pourrait avoir envie de suivre vos relances avec des côtes faible.
Exemple d'un Slow-play trop dangereux :
Slow-player ne doit pas vous mettre dans de futures situations délicates. Imaginons maintenant que vous avez 88, et que le flop soit le suivant :
8 de coeur , 9 de coeur et Roi de pic.
Si vous checkez, vous risquez :
• qu'un troisième coeur tombe et offre une couleur à vos adversaires ( côtes de 1:5 )
• qu'une carte complète un tirage quinte par les deux bouts ( d'un joueur ayant par exemple TJ, côte 1:5,5 )
Au total, ce n'est pas moins de 14 cartes parmi 47 ( 15 - 1 car le Roi de coeur vous donnerait un full ) qui pourraient vous effrayer au turn, soit une sur trois.
Imaginez qu'après avoir checké le flop, un troisième coeur arrive au turn. Vous relancez et votre adversaire va à tapis. La décision de suivre est alors extrèmement difficile et surtout très risquée.
Quand le slow-play est-il moins rentable ( sans être dangereux ) ?:
Lorsque vous touchez les nuts au flop et que la carte gratuite a peu de chance de donner une deuxième meilleure main à votre adversaire. Imaginons que vous ayiez AA et que le flop soit le suivant : A99. Quelque soit le turn, tout joueur qui n'a pas un 9 ou un As sera effrayé : si le turn est un roi et que votre adversaire en a un, il resterait battu par un improbable 9 mais aussi par un plus probable As. Dès lors, la meilleure chose que vous ayiez à faire au flop est de relancer pour accrocher un joueur qui ne pourrait se coucher ( le joueur qui aurait un 9 voire un As ).
Même chose lorsque vous avez la couleur max. Vous devez relancer activement pour éviter qu'un joueur avec un couleur non-max ne puisse s'en tirer à bon prix. Vous devez faire grossir le pot pour que votre adversaire y laisse le maximum de ses jetons.
En slow-playant, vous n'obtiendrez pas d'avantage d'argent de la part de joueur qui ne peuvent pas améliorer leur main de façon conséquente pour vous relancer. Vous n'obtiendrai pas non-plus autant de la part des joueurs qui ont une main correcte et souhaitent aller au showdown pour le moins cher possible.
Toutefois, si votre adversaire est agressif, et que vous pensez qu'il pourrait être tenté de vous bluffer, oubliez ces consignes.
B / LIRE LES MAINS :
Etre capable de lire les mains de vos adversaires est une arme redoutable au poker. En connaissant le jeu adverse, vous êtes en mesure de coucher vos main perdantes, même si celles-ci sont très fortes dans l'absolu ( lay-down ). Vous êtes également capable d'optimiser votre façon de jouer vos mains gagnantes en optant pour une stratégie adaptée à la main de l'adversaire. Vous perdez donc moins et gagnez plus.
Pour pouvoir lire la main d'un adversaire, vous devez avant tout connaître votre adversaire. Vous devez avoir joué contre lui un certain temps pour avoir remarqué la manière qu'il joue telle ou telle situation. Par exemple, a-t-il pour habitude de relancer avec un tirage ? Se contente-t-il de "caller" avec un monstre comme KK ou AA avant le flop ? etc...
Il faut aussi que l'adversaire soit un joueur de poker relativement correct. En effet, pour parvenir à lire sa main, votre adversaire doit obéir à une certaine logique dans ses actions. Sans cela, vous ne pouvait analyser rationnellement sa façon de jouer. On rencontre ce problème en jouant face à des débutants ou des pigeons.
Analyser une main en fonction de la façon de jouer et de la nature du tableau :
Si l'idéal serait d'avoir une idée précise de la main de l'adversaire dès le début du coup, en pratique, cela se passe autrement. La plupart du temps, vous placerez votre adversaire sur un certain panel de main qu'il vous faudra réduire au fur et à mesure des dévoilements et des tours d'enchères.
Une des clé pour analyser la main de l'adversaire au poker est de mesurer la cohérence de ses actions en fonctions du déroulement du coup. Le comportement d'un joueur après l'arrivée d'une "scary-card" sur le tableau ( carte qui fait peur car elle complète par exemple un tirage ) est souvent significatif.
Imaginons qu'un adversaire vous relance préflop. Vous savez qu'il joue serré, et vous le placez sur un panel de main forte : AA KK AK AQ QQ JJ. Vous le callez.
Le flop arrive : 5 8 9 avec deux trèfles. Votre adversaire relance à nouveau : pourquoi pas, il peut avoir une overpaire. Vous décidez de le caller à nouveau.
Le turn est une carte quelconque, il relance logiquement et vous callez.
La river est une Dame de trèfle. vous checkez et votre adversaire relance de plus belle.
Qu'en pensez-vous ? Un bluff est probable. L'arrivée de la dame de trèfle complete à la fois un tirage quinte par les deux bouts et le tirage couleur. Or, l'adversaire montre encore de la force alors que cette scary-card devrait le mettre sur ses gardes. Pourquoi a-t-il relancé cette board devenue dangeurese à la river alors qu'il avait la possibilité de voir le showdown gratuitement ? Avec la totalité des mains sur lesquelles nous le placions au départ, seul un AK de trèfle justifierait cette action, mais aurait-il relancé au turn avec une telle main ? Avec n'importe quelle autre main du panel de départ, il aurait surement checké, par peur que vous ayiez touché une couleur.
L'incohérence de sa relance par rapport à la nature de la river augmente fortement la probabilité d'un bluff total.
Utiliser les mathématique avec la lecture des mains adverses :
Parfois, vous n'arrivez pas à placer précisément votre adversaire sur une main mais vous parvenez tout de même à l'imaginer sur un ensemble de mains. Dans ce genre de situations, il est intéressant de se servir des mathématiques pour prendre la décision de suivre ou non.
Après avoir placé votre adversaire sur un panel de mains, essayez de déterminer la probabilité qu'il ait chacune d'entre elles. Imaginons par exemple qu'un joueur au style très serré vous relance préflop. Vous le placez sur AA, KK ou AK. La probabilité d'obtenir AA est de 0,45%, celle d'obtenir KK est aussi de 0,45%, et AK 1,2%. A partir de là, vous pouvez déduire que votre adversaire a environ 60% de chances d'avoir Ak et 40% de chances d'avoir soit AA, soit KK.
Une fois le calcul établit, vous n'avez plus qu'à calculer les probabilités pour savoir si, sur la moyenne des mains qu'il peut avoir, caller est une bonne idée.
Si vous avez QQ, vous savez que vous êtes un léger favori contre AK, c'est à dire dans 60% des cas, et que vous avez un gros désavantage dans 40% des cas ( contre KK ou AA ).
QQ vs AK : 56% de chances de gagner au showdown dans 60% des cas.
QQ vs KK ou AA : 17,5% de chances de gagner au showdown dans 40% des cas.
56% x 60% + 17,5% x 40% = 0,336 + 0,07 = 0,406 = 40,6%
Vous avez 40% de chances de gagner au showdown. Si par exemple votre tapis est de 20$, que vous avez relancé de 5$ et que votre adversaire sur-relance à 20$, vous avez n'avez qu'à utiliser le calcul pour prendre votre décision :
côte du pot : pot de 25$, 15$ à ajouter = 25:15 = 20:12
côte pour gagner : probabilité de 40% = côte de 60:40 = côte de 18:12.
La côte du pot est supérieure à votre côte de gain, caller est rentable sur le long terme.
C / LE BLOCKING BET :
Le "blocking bet" (mise bloquante ou de blocage si on veut absolument le traduire) est une mise modérée qui permet de rester dans un coup à moindre prix. Il permet ainsi, quand le move fonctionne, de voir une carte ou bien le shodown pour pas cher tout en empêchant l'adversaire de bluffer le coup.
C'est donc un coup de défense qui ne fera, la plupart du temps, pas folder son adversaire.
Le blocking bet peut être réalisé au flop, au turn ou bien à la river. Il se fait exclusivement oop (out of position).
Prenons un exemple concret :
NL100$ table de 6 joueurs. Je suis au bb avec 8h9h (h= heart=coeur). Tout le monde passe jusqu'au bouton qui relance de 4bb. C'est un joueur assez aggressif préflop et il peut relancer au bouton avec n'importe quelle main. Le sb passe. Je décide de suivre.
Pot : 4$ + 4$ + 0,50$ (sb) = 8,50$
Flop : Th 2h 3s
Je suis 1er à parlé. J'ai obtenu un tirage couleur mais je sais que si je check, mon adversaire va me faire une ouverture de la taille du pot ou presque, ce qui ne me donnerait pas les cotes pour suivre.
Je décide donc d'effectuer un "blocking bet".
Ainsi, si mon adversaire a un as, il va probablement me relancer (le montant de sa relance me dira si j'ai alors les cotes pour suivre ou pas). S'il n'a pas amélioré sur ce flop, il va certainement juste caller ne sachant pas avec quel type de main j'ai fait ce mouvement (je ferais par exemple le même mouvement, parfois, quand j'aurai touché mon set).
Je fais donc une mise "into the raiser" (alors que je n'avait pas l'initiative du coup) d'une valeur de 3$. Cela me permet à la fois d'empécher mon adversaire de bluffer, mais aussi de faire gonfler le pot dans le cas où mon tirage rentre.
Mon adversaire suit.
Pot : 8,50$ + 3$ + 3$ = 14,50$
Turn : Jh
J'ai trouvé ma couleur!!! Il me suffira juste de rentabiliser la suite du coup le mieux possible contre un adversaire qui n'a pas grand chose en main (probablement une petite paire ou AX). Le blocking bet m'a permis ici de voir une carte pour le prix que j'ai moi-même choisi.
Quelques précautions sont tout de même à prendre avec ce genre de manoeuvre.
Mon adversaire n'a pas pensé ici que je pouvais être à tirage, c'est pourquoi il a joué si passivement le flop. Attention tout de même : un joueur de niveau correct peut voir venir le coup si vous effectuez une relance trop faible. Il peut se demander pourquoi vous lui donnait les côtes en relançant si peu, et si cela n'est pas dans vos habitudes, il ne tombera pas dans le panneau. Beaucoup de joueurs qui avaient l'initiative préflop relanceraient pour se situer sur un tel move. C'est la raison pour laquelle il convient d'effectuer ce petit bet également quand vous touchez un monstre, pour induire vos adversaires en erreur. Faites le même move avec un brelan floppé et vous serez ravis de voir vos adversaires vous relancer. En résumé, variez votre jeu pour devenir le moins lisible possible. Cela permettra à vos vrais blocking bet de passer plus souvent.
Le blocking bet peut, on l'a vu, être utile pour obtenir des cartes à moindre coût quand on est à tirage. Il peut également servir à ralentir la taille enchères, dans le cas où l'on a une main moyenne, pour voir le shodown à frais réduits.
Exemple :
Vous avez une paire moyenne en main (pp8) sur un board assez menaçant du type :
Ah 2h 6s Tc 6h
Vous pensez cependant que votre main peut être bonne.
Vous avez checké le flop, votre adversaire aussi.
Vous avez misé 2/3 du pot au turn. Votre adversaire à relancé de 3 fois votre mise. Vous avez suivi.
La river complète les tirages à coeur et apporte un deuxième 6.
Vous savez que votre adversaire va effectuer une grose mise si vous checkez. Une mise qui sera difficile à suivre avec une paire de 8. Mais vous pensez avoir une bonne chance de gagner le coup et voulez aller au shodown.
Vous décidez donc d'effectuer un blocking bet d'environ la moitié du pot pour éviter que votre adversaire ne bluffe le coup. Ce blocking bet peut en effet être considéré comme un "value bet" (mise de valorisation d'une bonne main pour en tirer le plus d'argent possible) d'un joueur qui a touché couleur ou brelan de 6.
Votre adversaire ne vous relancera alors la plupart du temps qu'avec un monstre en main (couleur assez haute ou full).
Le reste du temps, il callera ce qui vous aura permis de choisir vous-même le coût du shodown.
Le blocking bet permet ainsi de choisir soi-même le montant à payer pour continuer le coup. C'est une arme utile mais il convient de la masquer grâce à d'autres moves en apparence similaires (le value bet par exemple).
D / VARIER SON JEU :
On distingue au poker deux grands styles de joueurs : les joueurs tight qui jouent les meilleures mains de départ et les joueurs loose qui jouent beaucoup de mains différentes. Chacun de ces joueurs peut adopter un style aggressif, c'est à dire qu'il préfère jouer les coups en relançant plutôt qu'en suivant, ou un style passif, c'est à dire qu'il se contente de suivre la plupart du temps. Chaque joueur de poker peut être répertorié dans une de ces 4 combinaisons, et chacun des styles peut-être gagnant pour peu qu'on le maîtrise correctement.
Cependant, lors d'une partie de poker, vos adversaires sont sans-cesse en train de vous observer et de relever des indices sur vous. Ainsi, petit à petit, ils parviennent à vous placer dans une catégorie de joueurs et finissent par lire vos mains. Vous en arrivez donc à un point où vous gagnez des petits pots et en perdez des gros, car vous êtes trop prévisible aux yeux de vos adversaires.
Plutôt que de vous acharner, pensez à varier votre style de jeu, vous vous rendrez alors compte que les coups les plus faciles à remporter sont ceux que vous jouez dans un style différent.
Quand changer de style de jeu dans une partie de poker ?
Il n'y a pas de réponse évidente à cette question. Quand vous vous rendez compte que vos adversaires commencent à réagir et à vous placer de plus en plus souvent dans des positions inconfortables, il est temps de s'adapter.
Si vous jouez tight et que les joueurs continuent de vous caller sur vos meilleures mains, ne changez rien, ils n'ont pas encore remarqué que vous ne jouiez que les meilleures mains de départ. Par contre, si tout le monde se couche chaque fois que vous remuez un peu trop vos jetons, il est temps de changer d'approche en jouant plus de mains et en volant plus de pots.
Si vous jouez de manière loose-agressive, que vous relancez une fois sur deux et que vous parvenez presque à chaque fois à voler le pot, continuez. Si par contre vous vos relances sont sans cesse suivies ou sur-relancées, il est temps de reserrer le jeu, en attendant les bonnes cartes.
Stratégies en Tournoi de Poker
A / Doubler son tapis :
La règle qui différencie un tournoi de poker d'une partie de cash-game est que vos jetons sont "irremplaçables". J'entend par là que dès que vous n'avez plus de jetons, vous êtes éliminés et ne pouvez rejouer.
De ce fait, vous devez éviter certaines situations où vous engagez une trop grand partie de votre stack avec un avantage trop faible sur votre adversaire.
Imaginons par exemple que vous ayiez JJ au début d'un tournoi, vous relancez et un adversaire vous met à tapis. Pour l'exemple, nous admettrons que vous savez que votre adversaire a la main AK ou AQ. Bien que la situation vous soit favorable à 56%, payer et risquer tout son tournoi à ce stade de la partie avec un si faible avantage serait une erreur. En effet, si vous payez et doublez votre tapis, vous n'êtes pas encore assuré de finir dans les places payées. Par contre, si vous perdez, ce qui arrivera plus de 4 fois sur 10, vous êtes sûr d'être éliminé et d'avoir perdu le montant de l'inscription au tournoi. Voilà pourquoi vous devez ajuster votre jeu lors des tournois de poker et vous coucher dans certaines situations trop peu favorables. Cependant, dans certains cas ce choix est plus délicat, notemment lorsque les blindes sont grosses et que votre M est diminué ( consultez l'article sur le M si vous ne savez pas ce que c'est ).
Dans les cas où vous n'êtes pas dans l'urgence de doubler votre tapis, attendez des situations avec un plus large avantage.
B / Voler les blindes :
Le vol de blindes dans les tournois de poker est un passage obligé pour accéder à la table finale. Phil Gordon, auteur de livres de poker et double-champion du World Poker Tour adopte la stratégie suivante.
Il s'efforce de voler les blindes en moyenne 1,3 fois par tour. Cela assure la survie de son stack tout en le faisant grossir pour anticiper le prochain stage du tournoi. Toutefois, la durée d'un stage dans un tournoi peut varier. Ainsi, dans les tournois ou les niveaux s'enchaînent rapidement, vous devrez voler les blindes plus souvent.
Cette stratégie est particulièrement adaptée lorsque vos adversaires jouent serré.
Lorsque vous jouez contre des joueurs larges, vous aurez parfois des diffcultés à voler les blindes car trop d'adversaires iront voir le flop ou vous sur-relanceront.
Contre ce style de tables, il convient d'adopter une stratégie un peu différente. Il s'agit de sur-relancer préflop les joueurs loose qui ont tendance à trop vouloir voler les blindes. Ainsi, si votre vol fonctionne, au lieu de remporter une petite blinde + une grosse blinde, vous gagnez en plus le montant de la relance adverse ( en général 3 grosses blindes ).L'avantage de cette technique est que vous pouvez vous contenter de l'employer moins souvent que le classique vol de blinde ( étant donné que vous remportez 3 fois plus ).
Selon Phil Gordon, employer cette technique une fois tous les 1,5 tours suffit à faire vivre son stake. L'inconvénient de ce vol de blinde particulier est que vous devez souvent avancer une partie importante de vos jetons ( 3 à 4 fois le montant de la relance adverse ). L'idéal dans cette situation est donc d'avoir un tapis important ( une quarantaine de grosses blindes ) sous peine de devoir miser l'intégralité de votre stake.
Stratégies pour Cash Games en Poker
A / Choisir une table :
Internet propose aux joueurs de poker une multitude de salles et encore plus de parties de poker. Contrairement au jeu dans un cercle, où vous devez faire la queue pour être placé aléatoirement sur une table que vous n'auriez pas forcément choisie, le poker en ligne vous offre la possibilité de sélectionner LA table qui vous convient parmi des dizaines, voire des centaines. Beaucoup de joueur s'installent sur la première table qui vient, ne voulant pas "perdre de temps" à scruter les adversaires contre qui ils vont jouer. Ceci est pourtant faux. En choisissant une "bonne table", vous avez toutes les chances d'augmenter votre gain horaire et de limiter les pertes éventuelles. Ainsi, vous investissez quelques minutes pour faire votre choix, mais vous les rattraperez amplement et rapidement.
Quelques indices pour choisir une table de poker.
Pour vous décider, vous avez à votre disposition deux types d'informations :
• des informations statistiques, données par le lobby.
• des informations appréciatives, que vous obtenez en observant le jeu à la table.
Les informations statistiques :
le nombre de joueurs : plus le nombre de joueur est réduit, plus il est nécessaire de jouer "large". Ceci pour deux raisons, la première étant que la probabilité de mains fortes à la table est moindre ( il y a moins de chance qu'un joueur ait AA à une table de 6 joueurs qu'à une table de 10 joueurs ). La seconde est que, plus souvent, vous serez dans une position favorable, c'est à dire au bouton ou au cut-off ( avant-dernier de parole, juste avant le bouton ). Jouer contre un nombre d'adversaires réduit est plus technique et plus difficile. Vous devez êtres plus aptes à lire vos adversaires et à mettre en place des bluffs. Si vous êtes un joueur serré, et que vous ne jouez que les mains de TOP 10, privilégiez les tables avec le plus de joueurs.
le pot moyen : il vous donne une information sur l'action à la table. Si le pot moyen est élevé, cela signifie que les joueurs jouent d'une manière relachée ou aggressive. Vos relances ont de grandes chances d'être payées... et vos bluffs aussi. Il est donc conseiller de jouer "serré". Si le pot moyen est faible, cela signifie que les joueurs jouent plutôt un poker "serré". La stratégie optimale sur ce genre de tables est le vol : bluffs, semi-bluffs et vol de blindes.
Pour avoir quelques repères concrêts, le pot moyen d'une table de NL hold'em ni trop serrée, ni trop relâchée est d'environ 10BB. En dessous de 4BB, vous êtes au pays des serrures et au dessus de 20BB, vous êtes dans un pigeonnier! En effet, un pot moyen si élevé indique que des joueurs vont trop loin dans les coups avec des mains moyennes voire faibles, vous avez alors de fortes chances qu'un joueur ou plus soit un pigeon.
le nombre de joueurs par flop : cette indication est révélatrice de la force des mains de départs jouées par les adversaires à la table. Plus le nombre de joueurs au flop est élevée, plus les joueurs sont susceptibles un large panel de main. En relançant avec de bonnes mains, vous avez donc de fortes chances d'être favori au flop.
le nombre de mains jouées par heure : facteur important même si il n'influe pas directement sur le jeu à la table. Votre gain horaire dépend en effet du nombre de mains que vous jouez en une heure.
Les informations appréciatives :
Il s'agit des informations que vous ne pouvez avoir qu'en observant vous même la table.
Eviter les bons joueurs : jouer contre un bon joueur est synonyme de difficultés. Il saura vous mettre dans des situations inconfortable car il repèrera vos faiblesses. Il est conseillé de ne pas entrer dans la partie avec plus de 2 bons joueurs dans une partie à 10 ou plus d'un bon joueur dans une partie à 6.
Voici quelques astuces pour repérer un bon joueur :
• La taille de son tapis : en général, un joueur à gros tapis est un joueur gagnant, car cela signifie, la plupart du temps, qu'il a une bankroll suffisante pour jouer confortablement. Lorsque son tapis est au-dessus de la cave maximal, cela signifie qu'il a généré des gains à cette table.
• La difficulté à définir son style : agressif par moment, passif par d'autres... ce joueur sait adapter son jeu en fonction du déroulement des mains et des adversaires contre qui il est confronté. Cela démontre des capacités d'analyse et d'interprétation du jeu et des comportements des joueurs.
Le placement des joueurs :
la possibilité de vous placer à la table vous permet d'utiliser des stratégies adaptées aux styles de vos adversaires. Etre placé à la gauche d'un joueur agressif vous permet de parer certains de ses bluffs ( par le floating par exemple ). Ces joueurs sont difficiles à jouer, et avoir sur eux l'avantage de la position, c'est à dire un avantage informationnel, vous rend les choses plus simples. Inversement, en ayant les joueurs passifs à votre gauche, vous avez plus de chances de voir les bonnes mains que vous relancez se faire payer pour "voir la carte suivante".
Repérez une source de profit :
avant de vous assoir à la table, vous devez avoir repéré qui est susceptible de vous faire gagner de l'argent. Cela peut être un joueur sur-agressif, qui relance toutes les mains, ou bien une calling-station, qui call avec n'importe quoi sans arrêt, par exemple avoir une troisième paire à la river. Un autre type de joueur intéressant à pieger est le joueur "en tilt" ( énervé ). Si pendant votre période d'observation vous remarquez qu'un joueur a mal supporté un bad beat et qu'il commence à s'énerver contre les autres joueurs, soit en les insultants, soit en jouant d'une manière différente, entrez dans la bataille au plus vite. Un joueur en tilt ne joue pas son meilleur poker et commet plus d'erreurs alors profitez-en !
B / Relancer au bouton :
Si vous avez lu notre article sur la position au poker, vous êtes conscient de l'avantage informationnel que vous avez quand vous êtes au bouton ( dernier de parole ). Dans cette position préflop, lorsque tous les autres joueurs exceptés les blindes se sont couchés, vous êtes bien placé pour relancer le pot et ainsi voler les blindes ou prendre l'initiative. Seulement, la plupart de vos adversaires auront connaissance de cette manoeuvres, et certains douteront de la force de votre main. Il risquent donc de vous payer avec n'importe quelle main jouable, connecteurs, as avec une carte de meme couleur etc... Pour cette raison, le type de main à jouer au bouton dans ces cas précis est spécifique.
Privilégier les mains hautes et fortes aux mains à tirage.
Puisque tout le monde s'est couché avant vous, vous allez vous retrouver au maximum à trois dans le coup, et le plus souvent en duel.
Dès lors, jouer des connecteurs perd de son intérêt :
• toucher un tirage ou le compléter est relativement rare, et pour le rentabiliser, il faut que l'adversaire puisse payer vos relances, il doit donc avoir également complété sa main. La probabilité que ces deux événements se produisent est d'autant plus réduite que votre nombre d'adversaires est bas.
• plus le nombre de joueurs est réduit au flop, plus la probabilité qu'aucun joueur n'ait amélioré sa main est forte. Avec une carte haute comme un as ou un roi, ou mieux, avec une paire servie, vous avez encore de bonnes chances d'être devant votre adversaire au flop. Cela a peu de chances d'être le cas avec 89 assortis.
• avec des connecteurs, lorsque vous toucherez une paire au flop, celle-ci sera souvent la deuxieme ou troisième paire. Vous prenez alors le risque de sur-jouer votre main moyenne est de perdre de l'argent. A l'inverse, si vous touchez la top pair avec Ax ou Kx, les rôles sont inversés.
Que faire au flop si un adversaire a callé préflop ? :
Vous avez pris l'initiative en relançant avant le flop, vous avez donc montré de la force et pouvez réaliser une manoeuvre de continuation bet en relançant à nouveau. Si votre adversaire n'a rien touché, il se couchera la plupart du temps, mais il aura tendance à vous caller avec n'importe quelle paire ou n'importe quel tirage si il pense fortement que vous étiez sur un vol de blinde préflop. Si vous êtes effectivement sur un bluff, il est préférable d'abandonner le coup, en se couchant ou en checkant au turn. Si votre main a un fort potentiel, comme un tirage couleur ( vous avez As 2 avec l'as de coeur et le tableau donne 3 coeurs par exemple ), vous pouvez tenter de relancer à nouveau au turn. Ainsi, vous pouvez remporter le coup immédiatement. Si l'adversaire vous paye, il vous reste une chance à la river de compléter votre tirage. Vous aurez d'autant plus fait grossir le pot et augmenté les chances que votre adversaire ne le lâche plus !
Le côté positif d'une relance au bouton est que vous rentabiliserez mieux vos bonnes mains. Vos adversaires penseront plus souvent que vous voulez "voler" ou bluffer le coup. Votre relance sera parfois interprétée comme une agression ou une provocation par les joueurs placés dans les blindes, et cela peut les entraîner à vouloir vous bluffer ou à commettre des erreurs.
C / Le Poker Short-handed :
On parle de poker short-handed lorsque vous jouez contre un nombre réduit d'adversaires. Les parties classiques ( appelées "full-ring" ) regroupent 9 à 10 joueurs tandis qu'une partie short-handed en réuni 6 au maximum.
Dans une partie de poker de type short-handed, on constate que les coups se déroulent différemment :
• les multiways sont moins nombreux, et vous vous retrouvez la plupart du temps face à un ou deux adversaires au maximum.
• vous êtes plus souvent en late position, c'est à dire au bouton ou au cut-off, et bénéficiez donc plus souvent de cet avantage.
Ainsi, une stratégie optimale au poker short-handed nécessite d'adapter votre style de jeu :
• Jouer plus de mains : le nombre d'adversaires est réduit, la valeur moyenne des mains à la table l'est donc également. Vous devrez donc ajouter à votre panel de mains de départ toutes les mains relativement hautes c'est à dire composées d'un As, d'un Roi ou de deux têtes.
• Privilégier une main de départ haute à une main de départ à tirages : en short-handed, vous vous retrouvez souvent au flop face à un seul adversaire. Lors d'un tête à tête, la hauteur d'une main de départ vous donne un fort avantage si vous touchez une paire tandis qu'un tirage vous donnera de faibles côtes, car si vous le touchez, encore faut-il que votre unique adversaire ait touché quelque chose en même temps ( beaucoup plus probable contre 3 ou 4 adversaires ). Les Ax et les Kx sont donc plus intéressants à jouer que les 89s ou 67s.
• Relancer quasi-systématiquement en late position : d'une part parceque les blindes reviennent souvent et qu'il faut compenser cette perte et d'autre part parceque vos adversaires ont moins de chances d'avoir une forte main par rapport à une partie "full-ring".
Si vous souhaitez tenter l'expérience du poker short-handed, je vous conseille de redescendre d'une table. En effet, le poker à effectif réduit nécessite une préparation mentale et financière : la variance est bien plus importante et les swing bien plus gros. Il faut être capable à la fois d'amortir des pertes plus grosses et en même temps de conserver son sang-froid en évitant le tilt ou la démotivation.
Joueur expert
Stratégies Générales
A / INCITER AU BLUFF :
La capacité à inciter au bluff est un indicateur du niveau d'expertise d'un joueur. Cela témoigne d'une bonne maîtrise de La capacité à inciter au bluff est un indicateur du niveau d'expertise d'un joueur. Cela témoigne d'une bonne maîtrise de différents paramètres : la faculté à deviner que l'adversaire a une main plus faible que la sienne ainsi que la connaissance de son adversaire ( il faut estimer avec précision la probabilité que le joueur tente un bluff ).
Inciter au bluff nécessite souvent de slow-player pour faire croire à une faiblesse. Dès lors, il est également nécessaire d'être capable de calculer avec précision le degré de dangereusité du tableau pour estimer si donner une carte gratuite est trop risqué.
Conseils pour limiter les risques :
Si inciter au bluff est un bon moyen de rentabiliser certaines situations, un certain nombre de conditions doivent être réunies.
• Vous ne devez vous retrouver que face à peu d'adversaires. D'une part parceque plus il y a de joueurs, plus le risque que l'un d'entre eux améliore sa main à la prochaine carte est grand. D'autre part parceque plus le nombre de joueurs est élevé, moins vos adversaires tenteront de bluffer.
• Ensuite, il faut que votre adversaire soit capable de bluffer. Un adversaire passif avec un rhytme de relance très faible ne risque pas de vous relancer. Par contre, un joueur agressif pourrait s'y risquer.
• Le dernier conseil, sans doute le plus important, est que le tableau ne doit pas être dangereux et laisser un trop grand nombre de possibilités d'améliorations. Si le flop est le suivant : T J 7 avec deux coeurs, la turn risque fort de compléter un tirage couleur, quinte, ou de donner une paire à celui qui aurait deux overcards. Inciter au bluff avec une paire de valet dans ce cas précis, en checkant, est trop risqué.
Un autre atout pour inciter au bluff :
Il est des situations au poker ou, parfois, vous vous retrouvez "le cul entre deux chaises". Particulièrement lorsque vous jouez une main moyenne. Dès lors, inciter au bluff peut vous aider à gagner de l'argent mais aussi à en perdre moins.
Imaginons par exemple que vous jouiez la main As et 4. Le flop arrive : As Valet Deux. Votre adversaire check, vous misez et il vous call. Le turn est une carte quelconque et votre adversaire check, mais vous êtes quand même embarassé : aurait-il un As ? Si oui, son kicker a de fortes chances d'être supérieur au votre et vous auriez la main perdante. Cette situation est idéale pour checker. Ainsi, vous montrez une faiblesse et vous limitez votre investissement dans ce pot risqué.
Dès lors, à la river, si votre adversaire mise et que vous le payez :
- soit vous remportez le coup car il aura tenté de vous bluffer après avoir remarqué votre faiblesse au turn. Vous gagnez une mise supplémentaire car si vous aviez relancé au turn, il se serait sûrement couché.
- soit vous perdez votre mise pour caller à la river - et seulement cette mise - et économisez l'argent que vous n'avez pas investi au turn. De plus, le fait de checker au turn n'a pas fait grossir le pot et la mise de votre adversaire à la river a de fortes chance d'être moins grosse qu'elle ne l'aurait été.
Inciter un adversaire à bluffer présente donc un double avantage, celui de limiter les pertes avec une main difficile à jouer et, en même temps, soutirer de l'argent supplémentaire avec une main gagnante face à un joueur qui n'aurait jamais suivi une relance.
différents paramètres : la faculté à deviner que l'adversaire a une main plus faible que la sienne ainsi que la connaissance de son adversaire ( il faut estimer avec précision la probabilité que le joueur tente un bluff ). Inciter au bluff nécessite souvent de slow-player pour faire croire à une faiblesse. Dès lors, il est également nécessaire d'être capable de calculer avec précision le degré de dangereusité du tableau pour estimer si donner une carte gratuite est trop risqué.
Stratégies en Tournoi de Poker
Passer un deal :
Le deal dans un tournoi de poker est un arrangement entre les joueurs de la table finale. Il vise à répartir plus équitablement l'argent qu'il reste à gagner.
Dans un tournoi classique, le gagnant remporte 40% du prizepool, le deuxième 20% et le troisième 10%. Le premier remporte donc 4 fois plus que le troisième et deux fois plus que le deuxième. Quand on sait que la victoire se joue parfois à un cheuveu, on comprend l'envie des joueurs de passer un deal lorsque les sommes en jeu sont importantes.
les règles à respecter pour faire un deal :
• Chaque joueur doit recevoir un montant supérieur à la dernière place (sauf si une part importante d'argent reste en jeu), sinon, il n'a aucun intérêt à dealer.
• Tous les joueurs doivent être d'accord. Si l'un d'entre eux ( ou plus ) refuse le deal ( et il en a le droit ), le deal n'a pas lieu.
• Il est d'usage de laisser une somme ( 5% minimum en général ) en jeu, afin de respecter la compétition et l'intégrité du tournoi.
• Vérifiez que la salle de poker autorise les deal
Conseils pour réussir un deal dans un tournoi de poker :
• Laissez croire qu'un deal ne nous intéresse pas pour obtenir une prime ou un extra par rapport aux autres joueurs.
• Ne vous laissez pas marcher sur les pieds, même si vous êtes le plus faible à la table. Les cartes que vous recevrez dans les prochains tours sont très importantes, même si vous êtes moins expérimenté que vos adversaires, vous êtes moins désavantagé que vous ne pourriez le penser.
• Si vous êtes le joueur le plus fort, valorisez-vous et exigez plus.
Une technique courante pour réaliser un deal :
cette méthode est couramment utilisée dans les salles de poker.
Chaque joueur reçoit le montant que paye la dernière place ( S'il reste 3 joueurs, et que la 3e place paye 100$, chacun prend déja 100$ ).
Ensuite, on déduit la somme que l'on veut laisser en jeu, et que le gagnant remportera ( 5% minimum ).
Puis, on calcule proportionnellement la quantité de jetons de chaque joueur. Le premier a par exemple 40% du total de jetons, le deuxieme 35% et le troisième 25%.
On répartit l'argent qu'il reste dans le prizepool en fonction de la proportion de jetons de chacun : le premier prend 40% de ce qui reste, le second 35% et le dernier 25%.
Attention, sachez que cette méthode avantage souvent les gros tapis au détriment des short-stack, je vous conseille donc de négocier si vous êtes mal placé.
Stratégies pour Cash Games en Poker
Le jeu loose-agressif :
Le joueur de poker short-handed se doit de maîtriser un jeu plus large. Pour avoir une chance de gagner au poker en employant un jeu loose-agressif, il faut plus que jamais user et abuser de sa position à la table. Certains vous même jusqu'à relancer systématiquement lorsqu'ils sont placés au bouton.
Un bon joueur de poker short-handed relance en moyenne 25% des mains préflop, c'est à dire une main sur 4. Mais cela ne veut pas dire qu'il ne relance pas deux fois de suite. En fait, il aurait tendance à relancer quasi-systématiquement au bouton, très souvent au cut-off, et rarement lorsqu'il est placé dans les blindes.
Seulement, oser relancer un plus grand nombre de mains n'est que le point de départ du jeu loose-agressif en short-handed. Cela ne représente que les fondations d'une construction en plusieurs étages.
La construction d'une stratégie en short-handed peut prendre beaucoup de temps, à moins que quelqu'un ne vous oriente directement vers les point importants à étudier. C'est ce que propose cet article de poker, vous orienter vers des points de réflexions indispensables et vous donner en même temps un point de vue sur le problème.
1er point: Le continuation-bet, savoir quand ne pas l'utiliser.
C'est peut-être le point qui peut le plus influencer votre winrate. Lorsque vous ratez votre flop, ce qui arrive la plupart du temps, encore plus lorsque vous jouez un grand nombre de mains moyennes (ce qui est une caractéristique du style loose-agressif), vous devez avoir une idée de quand réaliser un continuation-bet et de quand passer.
Si l'on décortique le problème, il s'agit de savoir sur quel type de flop et contre qui réaliser un continuation-bet. Si le coup réunit plus de 2 adversaires, cela signifie d'une part que vos relances préflop ne sont pas respectée et d'autre part qu'au moins un joueur a de grandes chances d'avoir touché un jeu. Dans tous les cas, il y a peu de chance que votre continuation bet ne soit pas "au moins" suivi. Un autre élément à prendre en compte est la texture du flop. Si vous vous retrouvez contre un seul adversaire de qualité, qui a sûrement remarqué que vous jouiez loose-agressif, et que le flop est anodin et peu dangereux (du style T 6 4 sans tirage couleur), il pourrait doûter de la crédibilité d'un continuation bet: une forte main sur ce flop incite le slow-play, il le sait et peut vous check-raiser pour vous tester. Tout ça pour vous dire que jouer le flop ou jouer l'adversaire ne suffit pas, vous devez jouer l'adversaire en fonction du flop.
2eme point: Quand un adversaire vous suit, relancez plus fort avec vos fortes mains.
Un adversaire mauvais/moyen qui aura une image loose de vous aura tendance à vous suivre très souvent et trop longtemps là où un bon joueur vous relancerait. Lorsque vous remarquez un joueur de ce type, vous pouvez valoriser vers le haut vos bonnes mains en relançant plus fort. Cependant, si vous n'avez pas grand chose, jouez passivement et profitez des cartes gratuites pour toucher un jeu chanceux ou abandonner le coup.
3eme point: Repérer les moves qu'emploient vos adversaires contre les joueurs loose-agréssifs.
Certains joueurs, lorsqu'ils auront l'avantage de la position sur vous, calleront systématiquement vos relances au flop pour vous relancer si vous checkez le turn. Vous devez repérer ce type d'adversaires et leur envoyer un "double-continuation bet", c'est à dire le relancer au turn après que votre continuation bet soit suivi.
Tous les joueurs de poker, parfois même inconsciemment, utilisent des moves stéréotypés, plus ou moins décelables. Le joueur observateur les mémorise au fur et à mesure des parties et apprend à s'en servir pour augmenter ses gains mais aussi limiter ses pertes.
Si les conseils proposés dans cet article sont discutables, leur principal intérêt est d'éveiller dans votre esprit des axes de réflexion pour améliorer votre stratégie.